Interview de Christophe Rougier initiateur et coordonnateur du Festival "Arts en fête"

Christophe Rougier, passionné de musique, est aujourd'hui un membre très impliqué au sein de la fédération. Porteur des valeurs de la FSCF, il est à l'origine de la création du Festival Arts en Fête qui aura lieu pour la première fois cette année. Au sein de cette interview, Christophe Rougier nous expose les coulisses de ce festival, revient sur son parcours à la FSCF ainsi que sur sa passion pour la musique.

CHRISTOPHE ROUGIER ET LA FSCF
Pouvez-vous nous décrire votre parcours en général et au sein de la FSCF?

J’ai commencé la musique à l’âge de neuf ans au sein de l’association FSCF « Le Trèfle Gardonnais », où je suis encore actuellement (j’en suis devenu le président). J’ai suivi une formation musicale FSCF (qui n’existe plus aujourd’hui) pour encadrer et j’ai passé des examens de technique instrumentale, en Trompette Mib notamment. J’ai été cadre fédéral et impliqué dans la commission fédérale de musique. Titulaire du BAFA, j’ai aussi été animateur dans des centres de loisirs et de vacances. Membre de la SACEM, je compose également un peu. Parallèlement, j’ai suivi un cursus en musicologie à l’Université et au Conservatoire de Bordeaux, et depuis 20 ans, je suis professeur certifié d’éducation musicale ; j’enseigne au collège d’Eymet, en Dordogne.

Qu’est-ce que vos investissements au sein de la FSCF impliquent pour vous ?

Je m’implique à la FSCF à différents niveaux. Je suis responsable de la commission Culture du comité départemental Dordogne-Agenais, responsable de la commission  des pratiques artistiques et culturelles du comité régional de la Nouvelle Aquitaine, ainsi que membre de la commission nationale des pratiques artistiques et culturelles (CN PAC). Il y a deux ans, j’ai participé à une réunion de la CN PAC : j’ai été emballé par l’état d’esprit, l’ouverture de cette commission nationale et j’y suis entré. J’ai la sensation que les arts ne peuvent pas rester seuls et que pour que la pratique culturelle perdure, elle doit ouvrir des portes et croiser d’autres disciplines. La commission doit permettre de fédérer et de maintenir les arts.

Mon implication demande beaucoup de temps ; mais cet engagement se mêle à une passion pour la musique et les arts. Aussi bien bénévolement que professionnellement, j’ai besoin d’être dans une dynamique de projet, de me projeter et de voir les choses avancer, se concrétiser. Mon investissement fédéral et l’animation sur le terrain me permettent de partager mon engagement pour le développement des pratiques artistiques et du vivre ensemble. L’aboutissement des projets est très valorisant.

D’après vous, qu’est-ce que la FSCF apporte aux activités culturelles et artistiques ?

Les valeurs de la FSCF me correspondent et je m’y reconnais. Elles sont marquées par l’ouverture, la tolérance et la capacité à intégrer les personnes. Ce qu’il y a également d’intéressant à la FSCF, c’est son côté multi-activités. Soit on le voit comme une faiblesse, soit on le voit comme une force. Avant, je pensais que c’était un handicap pour le développement des disciplines mais j’ai évolué. Maintenant, j’ai tendance à y voir une force et il me semble même que c’est une spécificité qui doit être mise en avant comme une identité car elle n’existe pas partout. Les fédérations délégataires ne se concentrent, en effet, que sur une seule activité. Cette diversité d’activités permet le croisement des individus, favorise la rencontre et le partage.

LE FESTIVAL ARTS EN FÊTE
Pouvez-vous nous expliquer le concept du Festival Arts en Fête ?

Le Festival Arts en Fête, c’est d’abord la rencontre entre disciplines. C’est proposer aux associations un autre chemin. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que le festival draine autant d’associations fédérées à la FSCF que d’associations non fédérées qui prennent éventuellement une licence ponctuelle pour l’évènement. L’ouverture permet d’attirer de nouvelles associations et de casser les cases entre les activités. Le festival des arts en fête met en avant le fait que tout peut se mêler : l’artistique et le culturel peuvent aussi se retrouver dans les pratiques sportives.

Depuis combien de temps participez-vous à l’organisation de manifestations ?

Depuis de nombreuses années j’ai collaboré à des organisations ou initié des manifestations. Ce festival est tout nouveau. A Bergerac, le 05 mai 2018, ce sera sa première édition. Cela fait un an que nous sommes dessus. Tout est allé vite mais à l’heure actuelle, il y a une pénurie de projets artistiques et culturels. Il me semble donc que c’était une urgence de tenter de nouvelles expériences.

Quel y est votre rôle et quelles sont vos principales missions ?

Il se trouve que j’ai lancé l’idée de ce festival, du coup sur le projet, je dirais que je suis coordonnateur. Je fais le lien entre la commission nationale et l’organisateur local (le Comité Départemental Dordogne-Agenais). Nous avons aussi créé un service civique qui est sous ma tutelle. Comme nous n’avons pas de recul sur les risques, nous avançons au fur-et-à-mesure, au fil des rencontres et des diverses démarches. Nous élaborons et échafaudons ce festival de manière la plus carré possible, afin que la manifestation soit facilement compréhensible de tous, accessible au public et que tout le monde s’y retrouve.

En 2018, qu’attendez-vous de ce Festival et quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés ?

L’objectif principal du festival est de mettre en lumière le côté culturel et artistique de la fédération, qu’il concerne les activités culturelles ou sportives.

Ensuite, il s’agit de créer du lien. Ce festival permet à des associations qui se connaissent ou ne se connaissent pas de travailler ensemble, ponctuellement sur un projet commun, de préparer et produire quelque chose d’intéressant. Il favorise les rencontres, quelquefois inédites : par exemple, nous aurons des sapeurs-pompiers qui viendront faire du basket et de la gymnastique avec une association musicale.

Le troisième objectif est de montrer que les arts sont ouverts et accessibles à tous publics. Ils ne concernent pas seulement les initiés. Ils procurent une émotion et font vivre une expérience à tous les niveaux.

Nous ne pourrons juger le festival qu’après. Mais nous avons déjà un candidat pour l’organisation en 2019. La question est ensuite de savoir comment maintenir cette manifestation phare nationale, en permettant aux associations locales de participer à cette expérience chaque année sans avoir à faire 500 km. Il faudra peut-être donc penser à une déclinaison régionale de la manifestation.

Quel est le type de difficultés que vous rencontrez dans l’organisation de cet évènement ?

Au début, nous avons eu des difficultés au niveau des adhésions de principe. Pour commencer, nous avions calqué la communication et la gestion administrative sur les habitudes fédérales des autres manifestations FSCF. Il y a eu alors une incompréhension des associations non fédérées qui ne connaissaient pas la FSCF mais qui adhéraient à l’idée du festival. Nous avons donc dû intégrer dans notre organisation un administratif simplifié. En fait, nous avons croisé les actions, afin de faciliter la compréhension au niveau local.

Sinon, comme tout organisateur d’évènement je pense, nous avons eu quelques problèmes de délais notamment des retards d’adhésions et des oublis administratifs.

La difficulté majeure était de rendre le Festival Arts en Fête clair et représentatif, c’est-à- dire riche mais simple dans son organisation.

Avez-vous une anecdote à nous raconter à propos du Festival ?

Je ne sais pas si c’est une anecdote mais c’est quelque chose qui m’a particulièrement marqué et qui m’incite à avancer encore plus. Nous avions fait en décembre une première réunion générale, au niveau local, pour informer les associations. Et cette réunion a vraiment fédéré. Après 1h30 de réunion, certaines associations, qui ne se connaissaient pas, ont décidé de se voir et de monter quelque chose ensemble pour cette manifestation. Je pense notamment à une association de musique de Lot-et-Garonne et une association de danse de Dordogne. De fil en aiguille des projets se concrétisent et les jeunes y adhèrent.

Les activités ont souvent leurs propres manifestations nationales et les disciplines ne se rencontrent parfois jamais. Nous sommes partis de ce qui existait au niveau individuel dans chaque discipline pour créer une expérience collective. C’est un apport réciproque pour les associations : ce qui est moteur et donne de la dynamique au projet.

En quoi ce Festival est-il en totale adéquation avec les valeurs exprimées par la fédération ?

L’orientation du festival va dans le sens des objectifs portés par le président. Il incite au développement de la culture et au développement humain, avec plus de collectif et de partage.

L’ouverture proposée par le festival est également en adéquation avec les valeurs fondamentales de la fédération dont notamment la tolérance. C’est aussi montrer qu’une pratique culturelle est facilement accessible : il y a plus de 1000 façons de faire pour pratiquer une activité. Je pense qu’il y a des temps forts à mettre en avant dans le Festival Arts en Fête. Il propose, par exemple, un projet unissant musique et handicap. L’important est de rassembler un maximum de monde ensemble et d’ouvrir des portes. La fête du soir ne sera d’ailleurs pas animée par des professionnels mais sera le résultat d’un projet monté avec les associations ayant participé à la journée.

Nous avons aussi la volonté de mettre en place un espace pour la petite enfance.

LES ACTIVITÉS
Quelle est votre activité de prédilection et comment vous a-t-elle accompagné durant votre vie ?

Elle n’est pas finie [NDLR : Rire]. La musique m’apporte beaucoup de satisfaction et me guide. Par son biais, j’ai construit ma vie, mon métier et mon épouse est aussi musicienne. Mes filles le sont aussi, en plus de la danse et de la gymnastique. Le fait de faire la même activité en famille simplifie la vie. Nous nous comprenons un peu mieux et il m’est plus facile de m’investir aussi bien bénévolement que professionnellement.

La musique live change aussi un évènement. Elle lui donne un côté vivant, convivial et positif. Ceci est vrai aussi bien pour les moments heureux que pour les évènements douloureux. Je pense notamment au décès d’un élève dont la cérémonie était très touchante. Ma chorale du collège avait apporté une émotion particulière durant la cérémonie. La musique redonne une part d’humanité et personnalise une manifestation.

Elle est un lien et un fil conducteur. Quel jeune aujourd’hui n’écoute pas de musique ? Et pourtant, il faut remarquer que de moins en moins d’associations musicales existent.

Comment s’illustre-t-elle au sein du Festival Arts en Fête ?

La musique n’est pas mise en avant plus que les autres activités. Le véritable objectif de la manifestation dans sa construction était justement de diversifier les activités, de permettre un partage des arts sans en distinguer certains plus que d’autres. Après, il faut bien reconnaître que la musique apparaît comme un fil conducteur au sein du Festival. Le spectacle du soir, qui se nomme Musique live, mettra notamment en scène une histoire où la musique live n’existe plus au profit de la musique électronique, puis sa réinjection progressive, jusqu’à ce qu’elle devienne le support de tout.

Des remerciements particuliers à Christophe Rougier pour s'être livré avec sincérité sur ses expériences à la FSCF, mais aussi pour son implication et ses projets en faveur du développement des activités culturelles de la fédération.

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